Machiavelrebirth's Weblog

Mercredi, 30 juin 2010

Programme nucléaire de l’Iran

Filed under: Analyse politique — machiavelrebirth @ 1 h 07 min
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Il est très difficile de savoir si l’Iran veut se doter de l’arme nucléaire ou non. Bien que le président iranien ait laissé entendre à plusieurs reprises que son pays ne voulait pas avoir de bombes atomiques et que son programme n’était qu’à des fins civils, il est difficile de savoir sur quel pied danse le président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Son discours belliqueux ainsi que le jeu de chat et de souris qu’il joue avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA); les négociations intermitantes avec le groupe des cinq + un (États-Unis, Chine, France, Grande-Bretagne, Russie – membres du conseil de sécurité de l’ONU – et l’Allemagne); sans parler des menaces qu’il fait régulièrement envers Isarel et son soutient au Hamas; tout cela sème le doute sur ses réelles intentions.

C’est en partie pour cette raison que la communauté internationale, par l’entremise de l’ONU et de son agence, l’AEIA, à imposé à l’Iran des restrictions (inspections des installations et autres) pour le développement de son programme nucléaire, civil ou non. Et, pour montrer son désaccord vis-à-vis ces restrictions, arguant que l’Iran est libre de poursuivre un programme nucléaire civil au même titre que la France ou tout autre pays industrialisé, le président iranien fait trainer les négociations sur ces restrictions. En réponse à ces agissements, les pays membres du groupe des cinq + un se voient contraints d’imposer des sanctions à l’Iran. Sans savoir si le programme iranien est seulement civil ou s’il est aussi militaire.

Mais, imposer des sanctions économiques, surtout pour un pays comme l’Iran, n’est pas très efficace. On peut considérer l’Iran, sans trop s’égarer, comme un pays semi-totalitaire. Ce genre de gouvernement se maintient au pouvoir beaucoup par la force. Voulant imposer à la population une idéologie, quelle soit politique ou religieuse, qui n’est pas partagée par l’ensemble, ce genre de gouvernement ne peut se maintenir au pouvoir que par la force. Et il doit se maintenir dans un certain état d’isolement pour limiter les influences qui pourrait venir de l’extérieur. Souvent, ces régimes sont dotés d’une impressionnante machine de propagande. C’est le cas de Cuba, de la Corée du Nord, et c’était le cas de l’Irak sous Saddam Hussein. Or, lorsque ces gouvernements se sentent menacés ou attaqués par des forces étrangères (ils considèrent les sanctions économiques ou embargo comme des attaques ou des menaces), ils utilisent leur machine à propagande pour forcer l’adhésion de leur population à leur cause en dénonçant ces menaces comme des atteintes à leurs libertés. Nous n’avons qu’à voir les effets qu’à eu l’embargo américain sur le gouvernement cubain pour juger de l’efficacité de ce genre de mesure.

Donc, si les sanctions économiques ne sont pas efficaces contre un gouvernement comme celui du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, quoi faire alors pour le dissuader d’aller de l’avant avec un programme nucléaire minilaire sans l’empêcher de développer un programme civil? Les quelques pays du groupe des cinq qui possèdent l’arme nucléaire pourraient utiliser contre l’Iran une vielle recette qui a bien fonctionné à l’époque de la guerre froide: la dissuasion nucléaire.

Voici comment cela pourrait fonctionner. Dans un premier temps, on suspend toute les sanctions économiques liées au programme nucléaire iranien et on autorise l’Iran à poursuivre son programme civil en lui suggérant fortement de collaborer avec l’AIEA. Mais on lui transmet cet avertissement. Si jamais le gouvernement iranien détourne une partie de son programme vers le militaire et se dote d’une bombe atomique (il devra en faire l’essai et cela sera détecté automatiquement) les pays qui ont déjà ce genre d’armement pointeront alors quelques uns de leurs missiles sur l’Iran. Et si, peu importe la raison, l’Iran a le malheur d’utiliser une bombe nucléaire, il suffira pour ces pays qui ont des missiles pointés sur l’Iran, de peser sur le bouton. Pour être efficace, cet avertissement devra être fait de façon transparente, c’est-à-dire de façon à ce que toute la population iranienne en soit informée. Elle pourra alors faire pression sur son gouvernement pour ne pas qu’il soit tenté d’aller de l’avant avec un volet militaire pour son programme nucléaire.

Rappelons ici que le but de cette stratégie est de dissuader l’Iran de se doter d’une arme nucléaire. Il s’agit d’un avertissement et non d’une action. En aucun temps, aucun missile nucléaire ne doit être pointé sur l’Iran tant qu’il n’est pas prouvé que l’Iran possède une arme nucléaire.

C’est juste une suggestion.

Lundi, 28 juin 2010

G8 et G20, Toronto, Ontario, Canada, juin 2010 Distribution des prix.

Filed under: Analyse politique — machiavelrebirth @ 2 h 00 min
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D’abord, commençons par ceux en bas de l’échelle, les anarchistes (cela n’inclu pas les miliers de manifestants de tout acabit qui ont le droit de manifester peu importe leur cause). Leur prix, une brique et un phanal. Remarquez qu’on ne peut pas s’attendre à grand chose de la part d’une telle bande d’abrutis (je ne parles pas des manifestants, mais seulement des anarchistes). Leur seul objectif était de faire tomber la clôture. Et ils ne s’en ont même pas approchés. Et même s’ils avaient réussi, ils n’auraient même pas mérité de trophé. Ils se méritent seulement une caisse de navets pour les dommages collatéraux qu’ils ont causés.

On remonte d’une marche (pas plus) pour la police et les forces de sécurité. Ce n’est pas un succès. Un milliard de dollars (canadiens), quelques miliers de policiers très bien équipés, une clôture et un périmètre de sécurité hermétique. Et on a quand même vu de la casse à la télévision et sur youtube. C’était plus calme la deuxième journée, mais c’est parce qu’ils ont arrêté tout le monde. On se demande c’était quoi leur stratégie (ou s’ils en avaient une). Annoncer le coût (1 milliard C$), les mesures de sécurité (la clôture, le périmètre, les forces en présence, les caméras, etc.), c’était comme lancer une invitation à tous les anarchistes pour venir soit, 1. faire la fête (si vous êtes anarchiste) ou 2. faire la casse (si vous êtes de la sécurité). Et les anarchistes étaient au rendez-vous en grand nombre. Alors, si ces mesures de sécurité étaient une invitation aux anarchistes, les forces de sécurité ont réussi leur mission. Si ce n’était pas leur objectif, et bien ils ont échoué lamentablement.

Pour les manifestants, ils ont perdu par défaut. Manifester, dans un pays comme le Canada, c’est un droit. Peu importe la cause, peu importe le message. Mais les manifestants sont un peu naïfs (en passant, c’est qui qui a payé pour leurs déplacements jusqu’à Toronto?). À chaque fois, ils se font doubler par les anarchistes et les forces de sécurité. Si bien qu’à la fin, on les oublie, on oublie ce qu’ils avaient à dire. Les anarchistes leur volent le show tandis que la forces de sécurité, qui sont favorables avec la présence de manifestants, ne parviennent pas à les différentier d’avec les anarchistes.

Une suggestion (car c’est bien beau critiquer, mais c’est plus constructif d’accompagner la critique d’une suggestion ou d’un conseil), pourquoi les forces de sécurité (et les organisateurs de ces événements) ne travailleraient pas aux préparatifs avec les groupes de manifestants pour faire de ces événements un succès pour tous. Ils partagent un même objectif, avoir la possibilité de manifester pacifiquement et en sécurité.

Et maintenant, les politiques. C’est un bilan mitigé. Côté négatif, «f» pour fatalisme (ils prennent pour acquis la présence de casseurs lors de ces événements) et «i» pour indifférence vis-à-vis les manifestants pacifiques. Bill Clinton avait eu plus d’écoute à Seatle en 1999 lors de la conférence de l’OMC. Il faut rappeler que là aussi les forces de sécurité avaient été mis en échec par les anarchistes. C’était peut-être le début d’une compétition entre les forces de sécurité et les anarchistes pour ce genre d’événement; le concours de celui qui se montrera le plus abrutis. Le problème, c’est que bien souvent, les deux protagonistes arrivent à égalité. Et tout le monde est perdant.

Côté positif, nos dirigeants se sont engagés à faire du ménage dans leurs (nos) affaires. Les déficits et le niveau de dettes causent beaucoup de problèmes à l’économie mondiale, ce qui engendre des pertes de revenus pour nos gouvernements, ce qui diminue leur marge de manoeuvre pour faire face aux problèmes et venir en aide à ceux qui sont dans le besoin. Un des rôles que nos gouvernements ont en commun (du moins ceux du G20 et plus particulièrement ceux du G8) est la redistribution de la richesse. Mais pour ce faire, il faut avoir des gouvernements responsables. On peut noter un certain progrès de ce côté depuis quelques années. Même si les gestes tardent à se réaliser, les intentions, elles, se font de plus en plus présentes. Et ça mérite d’être souligné.

J’ai traité les anarchistes d’abrutis. J’ai peut-être tort. Ça m’arrive d’avoir tort et j’en suis reconnaissant. Ça fait de moi un être humain. Comme le disait si bien Raymond Devos, on peut avoir raison d’avoir tort, mais on peut aussi avoir tort par notre façon d’avoir raison. À tort ou à raison.

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